Billet d'humeur/ Humour

Putain c’est la tuile, je suis dans la trentaine!!!!

31v

Ça y est … la trentaine est bien enclenchée : 31 ans demain ! Et je me suis dit que c’était peut-être le moment de faire un petit bilan.

J’aurai pu le faire, l’année dernière, à mes 30 ans, mais je crois que j’ai fait un petit blocage psycho, genre « non non je ne suis pas en train d’entrer dans la trentaine… ». Syndrome de Peter Pan bonjour !!!

Ce qui est dur en ce moment, c’est que pour la première fois de ma vie je me vois vieillir. Jusque-là, j’étais restée à l’âge magique de 18 ans. Et oui, c’est possible quand on à la gueule d’une éternelle adolescente. Mais cette période de grâce est belle et bien finie… Et imaginez l’angoisse, quand vous avez eue 18 ans pendant 13 ans et qu’un beau matin vous en avez 31 !!!

 

Le bilan : moi à 18 ans vs moi à 31 ans

 

La vie en générale

Comment je m’imaginais : à 18 ans j’avais tout planifié. A 30 ans, je serais mariée, avec deux beaux enfants, j’aurais un travail cool dans la mode et un bel appartement. Je me voyais en talons hauts, promenant un adorable bébé dans une poussette anglaise. En clair je m’imaginais en parfaite « desperate housewife ». Je me fantasmais en modèle de réussite et de stabilité. La faute de ma mère qui n’a jamais été un modèle de ce côté-là.

Comment je suis : je ne suis pas mariée et pour cause, je suis en couple avec un phobique du mariage. Je fais partie de la catégorie : éternelle fiancée. 8 ans que ça dure tout de même ces fiançailles. Je n’ai toujours pas d’enfants parce que j’ai passé mon temps à changer d’orientation professionnelle et l’idée d’avoir deux enfants aujourd’hui me panique. Je me dis qu’un ce sera bien assez à gérer ! Pour finir le seul engin à roulette que je promène dans la rue, c’est mon caddie de courses, pour aller chez Monop’ et en plus je le fais en baskets !

Conclusion : je suis aux antipodes de ce que je m’étais imaginé et figurez-vous que c’est très bien comme ça ! J’ai fait pleins d’expériences intéressantes et j’ai un homme fabuleux dans ma vie. J’ai échappé au sentiment d’ennui de madame parfaite, esquivé un divorce et d’une dépression pour mes 40 ans !

 

Le physique

À 18 ans : j’étais ce que l’on appelle une brindille taille 34. Je pouvais passer un mois à manger du Mc Do tous les midis sans prendre un gramme et j’ai cru naïvement que ça durerait toute la vie. Je pensais avoir un super pouvoir qui brûlait les graisses, j’étais « Super Brindille » !!! Quand je me réveillais le matin, à l’arrache, il suffisait d’un coup d’eau fraîche sur le visage et j’étais opérationnelle.

À 31 ans : bye bye, « Super Brindille » ! Je culpabilise à chaque fois que j’avale un grec et comme je refuse de passer à la taille 36 (vanité quand tu nous tiens !) je suis obligée de faire péter le bouton du jean et d’ouvrir en grand ma braguette afin de pouvoir reprendre une respiration normale. Pour tout vous dire, il m’est arrivé de sortir d’un resto avec le bouton du jean ouvert ! Bah quoi, sous un pull ça ne se voit pas !!!

Quant à ma tête le matin au réveil, si aujourd’hui je me contente d’un coup de flotte sur le visage, la seule chose pour laquelle je suis opérationnelle c’est le casting de figurant pour Walking Dead ! Sans déconner, je n’aurai jamais cru avoir un jour l’air aussi fatigué et personne ne m’avait dit qu’on pouvait être cerné jusqu’aux pommettes.

Conclusion : j’aurai dû encore plus me lâcher sur la bouffe tant que je le pouvais et surtout j’aurai dû passer moins de temps à me maquiller quand j’étais jeune. On ne se rend pas compte, à cet âge, de la chance que c’est de pouvoir sortir dans la rue sans devoir passer par un chantier façon « D&Co, une semaine pour tout changer » et d’ailleurs, en ce qui me concerne, c’est plutôt LPP&Co, une heure pour tout sauver !

 

Les soirées

À 18 ans : j’ai passé mon anniversaire en boîte de nuit, dansé non-stop en m’enfilant des cocktails jusqu’au petit matin. Le lendemain même pas mal, j’enchaînais sur un marathon shopping en mode « easy ».

J’étais toujours prête à sortir faire la fête, même en semaine. À cet âge-là il m’est arrivée plus d’une fois de passer de la boîte de nuit au taf et de venir travailler en tenue de « clubeuse » !!!

À 31 ans : demain, pour fêter mon anniversaire, c’est apéro dînatoire en petit comité chez moi et au dodo à 2h du mat grand max. Le lendemain, j’aurais qu’une envie : hiberner sous la couette avec un paquet de chips ! Aujourd’hui pour me faire sortir le soir c’est compliqué… Si j’ai une soirée, je dois vraiment me faire violence pour y aller parce que je trouve la perspective d’une soirée Netflix, lovée dans les bras de mon mec, tellement jouissive, que sortir après 20h est devenu un supplice !! Il faut savoir que désormais ma soirée parfaite entre copines, commence à 13h pour finir à 19h ! Sans parler du fait que je ne tiens plus du tout l’alcool, à 20 je me tapais des shots de tequila au petit dej’ et j’enchaînais sur la journée. Maintenant il me suffit de trois verres de vin pour être complètement « rabat’ », clairement je ne tiens plus la route en soirée !

Conclusion : la trentenaire que je suis est un animal diurne. Mais c’est normal, quand j’étais plus jeune je sortais la nuit pour me trouver un mec ou remplacer l’actuel qui était tout pourri ! Mais bordel, aujourd’hui je n’ai plus de raison de m’infliger ça, je préfère rester dans mon nid douillet avec mon poussin d’amour !

 

Les hommes

À 18 ans : Je sortais avec un homme âgé de 10 ans plus que moi, et qui en faisait 5 de plus. Les hommes qui me faisait fantasmer avaient, en général, entre 40 et 50 ans ou ne faisaient même plus partie de ce monde, exemple : Gainsbourg ! Je trouvais les hommes mûrs beaucoup plus beaux et sexy !

À 31 ans : Je vis une merveilleuse histoire d’amour avec un homme qui est mon cadet de presque 3 ans. Ça va, ça reste raisonnable. Ce que je trouve flippant, c’est que tous les mecs, sur lesquels je me retourne aujourd’hui dans la rue, ont maximum 22 ans ! Et oui je sais, ça m’arrive de regarder, j’ai des yeux et je m’en sers…

Franchement, je me demande si trouver un mec de 17 piges craquant quand on a passé la barre des 30 c’est normal. Faut faire gaffe, être une cougar à 30 ans peut s’apparenter à de la pédophilie !!!

Conclusion : Heureusement que je me suis maquée avant que le syndrome de la cougar ne survienne. J’ai la chance d’avoir un homme qui a gardé son allure de jeune éphèbe et qui me fait toujours autant craquer. Sinon vous m’auriez sûrement retrouvé dans « Faites entrer l’accusé » sous le pseudo de « La mangeuse de lycéen » !

 

Bref, j’ai vieilli et je suis à mille lieux de ce que je m’étais imaginé. La vraie version de moi est plus fun et décalé que celle que j’avais conçu étant jeune et c’est tant mieux…

Comme l’a dit Forest Gump : « la vie c’est comme une boîte de chocolat on ne sait jamais sur quoi on va tomber », alors j’ai hâte de voir les surprises que me réserve les 10 prochaines années !